LIVRE DE BORD | Entrevue audio | Parlez avec l'équipage
Date : Lundi 18 août 2008
Heure : 11 h 04
Lieu : La Rochelle |
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Dès 6h le matin nous avons appareillé pour faire passer le bateau par l'écluse située tout juste avoisinant les tours et ce vers l'intérieur du bassin des chalutiers afin de rejoindre l'ensemble de la flotte qui a fait la traversée. Il faisait encore sombre lorsque nous avons franchit le pont levier qui nous donnait accès au bassin.
C'est difficile d'exprimer ce que nous ressentions à cet instant précis, mais c'était sûrement entre la joie et la grande fierté d'avoir participé à cette victoire d'équipe, mais également de cet accomplissement personnel. Nous étions comblés. Le reste de la journée fût consacré à astiquer le Kandace Rose qui en avait grandement besoin. Les prochains jours seront consacrés à des visites et à des rencontres officielles planifiées par le comité d'accueil qui soit dit en passant s'est surpassé afin de rendre notre séjour des plus agréable.
Nous serons de retour le 28 août prochain après deux mois consacrés à cette expédition. Il y a déjà des discussions pour organiser une prochaine traversée dans deux ou trois ans. Et pourquoi ne pas accueillir ces navigateurs français chez nous à Sorel-Tracy. Après tout, nous sommes bien tout aussi accueillant qu'à Québec.
J'ai toutefois hâte de revenir chez nous.
Au plaisir!
Équipage du Kandace Rose
Marcel Robert & cie
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Date : Dimanche 17 août 2008
Heure : 20 h 54
Lieu : |
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Ce matin, après une nuit de navigation sans encombre, il ne nous reste que 70 mn à parcourir. Il n'y a pas beaucoup de vent, mais qu'importe, c'est au moteur-voile que nous parcourrons les derniers milles à faire, anxieux et fébrile d'arriver le plus tôt possible à destination. Nous passerons la dernière journée en mer à se faire dorer au soleil, à savourer nos dernières heures de navigation le plus intensément possible. Il commence à régner au sein de l'équipage une fébrilité palpable qui s'intensifiera au fur et à mesure que les milles s'effilocherons. Toute la durée de la traversée, même si nous connaissions la position journalière des autres participants du retour aux sources, nous n'avions à toute fin pratique jamais navigué à proximité les uns des autres. Mais comme le couloir d'approche vers La Rochelle se rétrécissait de plus en plus, c'est en petite flottille de 4 navires que nous avons parcourus la dernière portion du voyage, s'envoyant des messages radio à l'occasion.
À partir des derniers 10 milles, nous avons commencé à scruter l'horizon d'une façon plus soutenue jusqu'à ce que nous apercevions ''la Terre''. Nous nous imaginions 400 ans plus tôt alors que la vigie qui faisait le guet tout en haut du mât principal, des galions Français lançaient son fameux crie ''capitaine, capitaine, terre à l'horizon'', alors que tout le monde s'animait sur le pont à savourer la vue de la terre après plus de 3 mois passé en mer. Même si le voyage fût de plus courte durée, mais quand même de 42 jours, nous avons ressentis probablement la même émotion qu'ils ont eue à l'époque. Qu'elle joie de voir se pointer à l'horizon un tout petit point qui s'élargie à un point tel d'apercevoir une définition de plus en plus précise de l'île de Ré, voisine de La Rochelle. Ça se précise de plus en plus pour maintenant apercevoir enfin La Rochelle. Je vous avoue que les derniers milles m'ont parue une éternité. C'est vers 19h45 que la joie atteint son paroxysme. Nous avions devant nous les fameuses trois tours de La Rochelle, symbole de la puissance navale que l'endroit à longtemps exercé dans le passé.
Wow! Nous avions des frissons sur le corps d'admirer de nos yeux ces magnifiques structures de pierres, plusieurs fois centenaires, mais également et surtout d'avoir réussi cet exploit de la traversée de l'océan Atlantique sur un petit voilier. C'est avec beaucoup de fierté que nous avons mis pied sur le quai d'accueil de la marina des Minimes. Et qu'elle marina! Plus de 3000 voiliers composent un des plus grand parc nautique de la France. Comme c'est impressionnant!
Devant l'impossibilité d'avoir accès à notre place à quai au bassin des chalutiers, compte tenu de notre arrivée tardive pour profiter de la marée haute, nous dormirons au quai d'accueil. Nous profiterons des quelques heures de fin de soirée pour aller faire un tour à pied sur les quais du vieux port ou des milliers de personnes s'animent à profiter de toutes les activités touristiques de cet endroit magnifique. Je souhaite ardemment que nous puissions un jour chez nous, y apporter une ambiance semblable. Et je crois sincèrement que c'est possible. |
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Date : Vendredi 15 août 2008
Heure : 15 h 35
Lieu : Quelque part dans l'océan Atlantique |
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Voici une brève de mer
Ce matin, la température, même si le ciel était partiellement couvert, a augmenté substantiellement par rapport aux autres jours. Est-ce l'approche des côtes qui influence la température? Peut-être! En fait, il influence notre moral c'est sûr. De toute façon c'est très apprécié. On a pu enlever une pelure de vêtement et prendre (encore) une douche. Nous traversons présentement le Golf de Gascogne, le dernier passage avant notre arrivée à La Rochelle. Comme nous l'avait annoncé Christian, un capitaine de voilier Français (stesyle), nous avons beaucoup de surveillance à faire dans ce secteur de route commerciale très achalandée. Depuis le milieu de la nuit, nous avons rencontré pas moins de 20 cargos qui naviguent sur cette route entre l'Europe et la Méditerranée. Sans être dangereux, il faut être prudent et certain de bien les voir et être vu par eux. Jusqu'à maintenant, contrairement à ceux qui affirmaient que les cargos étaient près à vous rentrer dedans si vous vous trouviez sur leur route, nous avons eu droit à tous les égards de la part de ceux que nous avons croisés, contournant même carrément notre position.
Nous envisageons d’allonger notre parcours de quelques milles pour se rendre voir et admirer ''Fort Boyard'', qui est à la pointe de l'embouchure de la Charente Maritime. Fort Boyard a été rendu célèbre grâce à une série télévisée ou différentes personnalités devaient réaliser quelques exploits physiques, parfois surprenants.
Le moral est très bon parmi l'équipe, mais nous commençons à avoir hâte de faire la fête, histoire de savourer notre victoire sur l'océan.
À bientôt!
L'équipage du Kandace Rose
Marcel Robert & cie
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Date : Mercredi 13 août 2008
Heure : 9 h 35
Lieu : -- |
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Brève de mer
La nuit dernière, pendant mon quart de veille qui a débuté à 1h du matin, j'ai eu droit à un spectacle étoilé. En effet, le ciel, avec la présence de millions d'étoiles déployait une luminosité particulière. La portion de lune camouflée à l'horizon derrière un épais nuage, le seul d'ailleurs, nous libérait de sa lumière pour ne laisser la place qu'aux étoiles. C'était saisissant de voir toute cette splendeur et l'immensité de cette voûte céleste. Il faut également ajouter la quantité importantes étoiles filantes (perséides) qui se sont ajouter à la fête et dont quelques une laissaient derrières elles une traînée lumineuse qui perdurait quelques secondes après leurs passages. Il est rare de pouvoir admirer un ciel pareil avec la pollution luminaire qui entoure nos villes. La nuit, on a toujours l'impression qu'il y a beaucoup d'activités autour de nous. Sûrement des fantômes, qui au début, redoutables, deviennent bientôt familiers. Il y a bien sûr le clapotement des vagues qui se fondent en un murmure régulier dans lequel résonnent quelques éclats.
Valérie écrivait dans le cimetière marin ''la mer, la mer toujours recommencée, s'exprimant dans un tumulte au silence pareil''. Exact; l'agitation répétée et régulière de la mer finit par paraître aussi silencieuse que si vous êtes en forêt. Les notions de bruit et de silence sont bien relatives. Ne vous est-il jamais arrivé de vous réveiller parce qu'un bruit répétitif vient de cesser. Au début, la nuit, c'est la peur qui s'installe. Il n'y a rien de différent que le jour, mais le fait de ne rien voir crée cette peur. Puis, peu à peu, on le contrôle, on l'apprivoise et découvre ses beautés et ses silences. La lune et les étoiles lorsqu'ils sont présents illuminent le ciel de milles feux et reflets sur l'eau. Si vous y ajouter les perséides, hé bien le spectacle est complet.
Et on s'arrête à imaginer que quelqu'un, à 4 000 milles de vous et à une heure différente de la nôtre puisse regarder le même ciel que vous et se plaise à échanger quelques pensées. On se sent tellement loin de vous en mer.
L'équipage du Kandace Rose
Marcel Robert & cie
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Date : Samedi 9 août 2008
Heure : 12 h 35
Lieu : -- |
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Voilà maintenant deux jours que nous avons quitté la magnifique île de Sao Miguel aux Açores. Une île volcanique agrémentée de nombreux reliefs et couverte d'une végétation luxuriante (des pins japonais et des Hortensias à perte de vue). C'est un endroit très agréable à découvrir. Pour tous les trois, ce fût le départ le plus difficile. Depuis, nous n'avons pas eu de gros vents. Pour ainsi dire, à la première journée, il n'y en avait tout simplement pas, ce qui nous a obligé à fonctionner avec le moteur. Mais une petite surprise (encore une!) nous est apparue. Des saletés provenant du fond du réservoir sont montées dans le décanteur à diesel, ce qui a bloqué le système d'alimentation du moteur. Le résultat; une panne sèche.
Après de nombreuses tentatives et essaies par Mario (en plus il haït la mécanique!) il nous était impossible de relancer le moteur sans contourner ce système de décanteur. Pour le moment, il n'y a pas de problème car nous avons du bon vent au portant de 10 à 15 noeuds avec une mer assez calme. Nous aurons toutefois besoin de ce moteur étant donné qu’il ne sera pas possible de rentrer au port de La Rochelle à la voile.
Mais c'était trop calme; dans la nuit du 8 au 9 août, vers 4h du matin, tout juste avant le début de mon quart, Michel nous crie en annonçant que le spi (voile de petit vent) vient de s'affaler probablement dû au bri de la drisse. Tout le monde était sur le pont pour constater les dommages. Michel avait déjà commencé à remonter le psi qui traînait en partie dans l'eau. Vérification faite, ce n'était pas la drisse mais bien la poulie du haut de mât qui avait subi une rupture. Pas de grand dommage mais une difficulté de plus pour pouvoir hisser à nouveau un autre spi. Pour le moment, nous avons déroulé le génois qui, bien que moins rapide, fera le travail. Ça navigue très bien depuis cet incident. Nous sommes présentement à quelques 600 milles des côtes du Portugal et à 1010 milles de La Rochelle. Si tout se passe bien, nous devrions y être dans 8 ou 9 jours.
Salutation à tous
L'équipage du Kandace Rose
Marcel Robert & cie |
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Date : Jeudi 7 août 2008
Heure : 10 h 02
Lieu : -- |
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Départ vers La Rochelle en France
C'est avec un léger pincement au coeur que nous levons l'ancre pour la dernière étape qui nous mènera vers notre dernière destination de ce magnifique voyage, soit La Rochelle en France. Sans conteste, les Açores sont à découvrir. Les gens sont très accueillant et ont littéralement fait des pieds et des mains pour rendre notre séjour des plus agréable. Mais nous avons hâte de partir ou plus tôt de reprendre la mer. Encore une dizaine de jours de traversée avec des prévisions météorologiques favorables (enfin nous l'espérons!) pour cette dernière partie du voyage. Tous les bateaux sont prêts ayant fait les dernières réparations d'usages. Nous communiquerons avec vous au cours des prochains jours pour vous donner les informations de cette dernière partie de la traversée. Allez hop! Montez la grande voile, le vent se lève.
L'équipage du Kandace Rose
Marcel Robert & cie
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Date : Lundi 4 août 2008
Heure : 12 h 45
Lieu : -- |
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Voici quelques nouvelles des Açores.
C'est finalement jeudi le 31 juillet que nous avons posé les pieds sur terre (non pas sans avoir vacillé un peu!) à 1h30 du matin, à la ville de Horta sur l'île Faial de l'archipel des Açores. Quel bonheur de toucher terre après 19 jours sur l'eau, dans un espace réduit à se faire brasser par les vagues. Jusqu'à la toute fin, la mer était croisée avec des vagues de 2 à 3 mètres. Ce n'est pas pour se plaindre, mais nous étions très contents de poser les pieds sur du solide! Dommage qu'à chaque escale nous soyons arrivés de nuit. Non pas que l'effet des lumières sur l'eau n'apporte pas son charme, mais ça nous empêchait d'admirer les beautés de la côte et les charmes du paysage. Après une courte nuit, au matin c'était les formalités d'usages, douanes et place à quai. Mais le plus important était la douche, la deuxième en 20 jours…
À première vue de la marina, la beauté du paysage est à couper le souffle. Comme c'est une région volcanique, c'est très montagneux, mais également très verdoyant. Nous avons passé la journée à remettre le bateau en état. Car une traversée de l'océan, c’est très éprouvant pour un bateau. Nous avons effectué quelques réparations au niveau du mât, parce que ça aurait pu nous occasionner très certainement des problèmes si nous avions repris la mer dans cet état. Nous avons également refait une beauté intérieure à la cabine. L'humidité, presque à 100% amène de la moisissure sur les parois intérieures, ce qui nécessité un lavage complet de la cabine.
La journée suivante, nous l'avons passée en touriste. Première halte chez ''Peter'', un pub réputé pour tous les navigateurs de passage sur l'île. Nous avons également laissé notre marque sur les murs de la marina. C'est une tradition, depuis des générations, tous les membres des équipages inscrivent par une peinture leur passage sur l'île. Il y en a des milliers. Ensuite, c'est la visite de l'île en voiture où nous avons découvert des paysages fantastiques comme par exemple des cratères de volcan.
Nous sommes repartis à 23 h le 1er août en direction de l'île de Sao Miguel pour rejoindre la flotte du « retour aux sources » à la marina de Punta del Gada. Vingt-six heures de traversée sur une mer calme avec un vent de 10 à 12 noeuds. Nous nous sommes également baigné dans la mer avec cette double sensation de liberté et de crainte. C'est également une île magnifique que nous avons visité le 4 août, une visite organisée par la direction générale des marinas des Açores. Plusieurs activités sont également prévues au programme des prochains jours. Le départ de l'île est prévu pour le 7 août où nous quitterons les Açores en direction de La Rochelle en France, notre destination finale.
L'équipage du Kandace Rose
Marcel Robert & cie
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Date : Lundi 28 juillet 2008
Heure : 15 h 45
Lieu : -- |
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Encore une belle journée qui s'annonce. C'est qu'on s'habitue vite à la chaleur. La température de l'eau est influencée par les courants du sud est à 24 degrés ce matin. Je crois que ce sera aujourd'hui que nous ferons une première saucette dans l'océan, si les requins ne sont pas au rendez-vous! Hier, il n'y avait pas beaucoup de vent avec une houle de 10 à 12 pieds qui faisait tanguer le bateau; cest très inconfortable pour dormir. Mais on ne se plaindra pas pour rien, il y a pire situation que la nôtre. Aujourd'hui, nous avons un bon vent est-nord-ouest au portant qui nous fait progresser rapidement à des vitesses qui atteignent jusqu'à 8 noeuds. Il fait chaud et ensoleillé depuis trois jours, ce qui fait un contraste avec le manteau et la tuque des jours précédents. Nous sommes à 400 mn de l'archipel des îles des Açores. Nous devrions être à même de voir notre première terre depuis 12 jours et ce dans les prochaines 48 heures si ce vent favorable continue à nous pousser.
Nos salutations à tous les gens de Sorel-Tracy.
L'équipage du Kandace Rose
Marcel & cie |
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Date : Vendredi 25 juillet 2008
Heure : 12 h 45
Lieu : -- |
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Bonjour à tous,
Après trois jours d'absence, dû à une panne d'ordinateur et surtout de la très mauvaise température, hé bien nous revoilà! Nous avons eu droit, et ce malgré les efforts que nous avions pris pour contourner la tempête tropicale Cristobal, à deux jours et deux nuits de très mauvais temps. Les vents atteignaient jusqu'à 40 noeuds par moment, accompagnés de vagues allant parfois jusqu'à 20 pieds selon notre estimé. Je vous jure que ça brassait. Ce qui est difficile par un temps pareil c'est la vie à bord. Il est difficile de faire à manger, nous devions nous contenter de choses vite faites; biscuits, fromage, noix. Il n'est pas question de cuisiner des repas chauds. Le sommeil est également court. Devant faire des quarts plus courts, car c'est beaucoup plus fatigant de tenir la barre par temps pareil, vous n'avions par le fait même pas beaucoup de temps de récupération entre les deux. Mais aujourd'hui, le beau temps est revenu, du soleil et des vents raisonnables permettent de naviguer à une bonne vitesse malgré une mer un peu houleuse. Pour le reste, tout va bien. On a bien hâte de prendre une douche (je crois que je vais en prendre deux de suite!) de faire du ménage sur le bateau et de se reposer lorsque nous atteindrons les Açores dans sept ou huit jours.
Un gros merci à tous ceux qui nous suivent et envoient des mots d'encouragement via notre site Internet.
Du Kandace Rose, je vous dis à la prochaine.
Marcel & cie
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Date : Mercredi 23 juillet 2008
Heure : 16 h 45
Lieu : -- |
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C'est à nouveau dans le brouillard très dense que nous avons navigué hier toute la journée. Les dernières nuits, la température était assez froide. L'espace libre que représente l'océan Atlantique n'enlève rien à la crainte de collision qui vous anime lorsqu'il y a du brouillard. Vous faites le guet et êtes attentif au moindre signal sur le radar ou à la vue d'une lumière qui sortirait soudainement de l'ombre. Mais on s'y fait. C'est finalement mardi matin que nous avons pu établir un premier contact radio/téléphone avec la station de radio CJSO. Nous étions très excité de pouvoir communiquer avec nos gens de Sorel-Tracy et de leur faire connaître un peu notre vie a bord. Il y aura une deuxième communication ce vendredi à l'émission du matin avec Jean Lemay entre 7h30 et 8h45. Une levée du soleil assez spéciale à travers le brouillard m'a éblouie pendant plus d'une heure hier matin. C'était une scène digne d'un film de Dracula à son meilleur! Jusqu'à hier, c'était la tempête tropicale Cristobal qui remontait la côte à l'est de la Nouvelle-Écosse qui nous préoccupais. La trajectoire annoncée par les météorologues prévoyait sa descente vers notre route. Heureusement, ce matin, sa trajectoire s'est modifiée et elle a diminuée d'intensité.
Pour le plaisir, ce matin, nous avons jeté une bouteille (de vin vide) à la mer avec nos cartes d'affaires et un petit mot sur la raison de notre voyage en mer ainsi que notre position d'où nous l'avons larguée : N:42 29 W:47 55 avec 1062 milles à faire pour nous rendre aux Açores. En espérant que quelqu'un, quelque part, dans quelques années la trouve et communique avec l'un de nous. Pour le reste, tout va bien; le bateau navigue très bien, le moral est bon et on mange bien (Michel nous a fait du bon pain ce matin) et je rêve à une prochaine douche!
Du Kandace Rose, je vous dis à la prochaine.
Marcel & cie
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Date : Samedi 19 juillet 2008
Heure : 10 h 45
Lieu : -- |
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C'est ce matin que nous avons aperçu nos premiers amis mammifères marins. En effet, vers 8h30, nous avons repéré un aileron à environ 500 à 600 pieds en avant du bateau. Déjà exité d'en apercevoir, nous fûmes comblés lorsqu'un petit groupe de cinq dauphins s'approcha du bateau jusqu'à moins de cinquante pieds. Et c'est là que le spectacle commenca. Allant de l'arrière au côté du navire ils sont demeurés plus de quinze minutes à sortir de l'eau pour notre plus grand plaisir. Également, en après-midi, c'est trois petits rorcals que nous avons apercu mais un peu plus loin. Peut-être serons nous plus chanceux la prochaine fois. J'ai vu plusieurs fois des dauphins à l'aquarium, mais ce n'est rien de comparable avec la magie de les voir au beau milieu de l'océan. Nous étions excités comme des adolescents! Pour le reste, le Kandace Rose navigue très bien et si les vents maintiennent le bateau à cette cadence, nous prévoyons atteindre les Açores plus tôt que prévu. Ça nous fera plus de temps pour visiter l'île. Mais il nous reste au moins onze jours de navigation pour les atteindre.
De notre position : N 44 09 413 - W 055 48 437
À la prochaine! Marcel et cie
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Date : Vendredi 18 juillet 2008
Heure : 14 h 45
Lieu : -- |
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La nuit dernière, à un moment donné tous les équipements de bord se sont éteints. On tente de redémarrer le moteur; rien. Un coup d'oeil aux indicateurs de charge nous indique que les batteries sont presqu'à plat... que s'est-il-passé? On analyse nos activités afin tenter de découvrir ce que nous avons fait de différent par rapport aux jours précédents afin tenter de comprendre la raison de cette panne. On remarque que les jours précécents, le moteur avait beaucoup marché ce qui avait contribué à la rechage. Là, ça fait presque 2 jours que le moteur n'a pas marché, de plus, nous sommes depuis 2 jours dans des bancs de brume alors, le panneau solaire ne produit que peu de recharge et comble du malheur, l'éolienne est arrêtée car nous n'avions pas remarqué que l'hélice s'est accrochée à une cordelette (et donc ne tounait plus). Heureusement, il vente un bon 15-18 noeuds et l'éolienne s'est remise en marche et a eu tôt fait de remettre suffisamment de charge pour permettre de redémarrer le moteur et compléter la recharge des batteries.
Nous avons actuellement environ 15 noeuds (25 km heure) de vent provenant du Sud et nous naviguons au près depuis 2 jours sous grand-voile réduite à 2 ris et le foc. Actuellement la mer est assez plate, nous avons un swell d'environ 2 pieds et presque pas de vagues, assez long pour que ce soit quand même confortable. On fait une vitesse d'environ 5.5 noeuds ce qui est excellent dans ces conditions. C'est le régulateur d'allure (que nous avons baptisé Gran'Mom Denise) qui barre depuis notre départ des Ïles de la Madeleine, ce qui nous permet de mieux nous reposer car nous n'avons qu'à assurer la veille lors de nos quarts, le bateau se dirige tout seul. La météo nous annonce que le vent devrait tourner au Sud-Ouest puis au Nord-Ouest au cours des 2 prochains jours. Cette prévision est excellente pour nous car elle nous permettra de naviguer au portant, le voilier sera plus stable (moins gîté) et devrait avancer un peu plus vite.
Voilà, vous connaîtrez d'autres détails de notre aventure dans quelques jours!
That's all folks!
Michel & cie
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Date : Mardi 15 juillet 2008
Heure : 15 h 27
Lieu : -- |
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Alors que nous nous dirigions vers le passage de Canso, en partance de Rivière-au-Renard, le temps maussade pris de l'ampleur dimanche en soirée pour atteindre des bourrasques de vent de 30 noeuds par moment créant parfois des vagues de 10 à 12 pieds.
Dans la matinée de lundi, nous avions rejoint la côte de l'Île-du-Prince-Édouard dans le détroit de North Umberland, mais le temps ne s'était pas amélioré ayant des vents contraires et nous obligeant à naviguer au près rendant la navigation très difficile et faisant presque du sur place. Par surcroît, une panne de moteur est venu compliquer les choses. En effet, une erreur survenue lors du remplissage du diesel et n'ayant pas fermé adéquatement le bouchon du réservoir, une quantité importante d'eau s'infiltra dans le réservoir ce qui provoqua une panne de moteur. Auparavant, l'ancre s'était détachée de son socle et trainait à l'eau.
Assis sur la proue du bateau, nous avons pu la remonter non sans mal alors que le bateau s'enfoncait dans chaque vague en nous balayant de l'eau parfois par dessus la tête. J'y ai même perdu (malheur!) ma tuque. Il y avait urgence d'agir. Mario coupa l'alimentation du réservoir et alimenta en diesel le moteur directement à partir d'un bidon de réserve et ce à même la cabine. Nous avons pu repartir le moteur et pris la décision de changer de cap en direction des Îles de la Madeleine ayant des vents plus favorables pour aller se mettre à l'abri et effectuer nos réparations d'usage. Nous sommes entré à la marina de Cap-aux-Meules vers 1 heure du matin fatigué mais heureux. Petite parenthèse; mes deux compagnons de voyage (Mario et Michel) avait le mal de mer pendant tout ce temps, louvoyant entre la toilette et la couchette. Étant celui qui a peu d'experience de navigation, ça n'améliorait pas les choses!
Finalement, mardi, tout est rentré dans l'ordre et nous avons effectué les réparations. Nous reprendrons la route mercredi matin en ayant à l'oeil la tempête tropicale Bertha qui sera vraisemblablement sur notre route.
L'équipage du Kandace Rose
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Date : Dimanche 13 juillet 2008
Heure : 13 h 32
Lieu : -- |
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Voilà maintenant 26 heures que nous sommes partis de Rivière-au-Renard et c'est par temps relativement calme que nous avons fait la première moitié du chemin, mais la nuit dernière le vent a changé de cap et nous fait naviguer au près depuis ce temps. C'est très sportif avec des gîtes à 25 % mais pas très confortable en cabine. D'ailleurs Marcel s'est vu éjecté de sa couchette à 5 heures du matin. Ça réveille son homme! Pour simplement aller aux toilettes vous devez faire des prouesses digne du Cirque du Soleil. Même chose lorsque vient le temps de préparer un repas, que dis-je, un simple sandwich. Mais on ne se plaint pas. C'est fantastique. Vous auriez dû voir le coucher de Soleil ou même ce 3/4 de Lune qui reflétait sur cet immense plan d'eau qu'est le Golf du Saint-Laurent. Le bateau se porte très bien et le capitaine Mario a toujours une oreille attentive au moindre bruit susceptible d'attirer son attention. Cette nuit les vents s'intencifieront pour atteindre 40 km avec des rafales à 60 km. Certain bateaux ont préféré changer de route et se dirriger vers les îles de la Madeleine. Après discussions, nous avons choisi de continuer vers port Hawkesberry que nous devrions atteindre vers midi demain.
À bientôt!
L'équipage du Kandace Rose
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Date : samedi 12 juillet 2008
Heure : 10 h 03
Lieu : -- |
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Merci beaucoup Rivière-au-Renard !
Bonjour à tous,
Hé voilà, c'est aujourd'hui le grand jour du départ, direction les Açores via le canal de Canseau qui sépare le Cap Breton et la Nouvelle-Écosse. Depuis mercredi ici à Rivière-au-Renard, le comité organisateur à rendu notre séjour des plus agréable. Toujours prêts à nous rendre service allant même jusqu'à nous servir de taxi à l'occasion.
En plus de leur chaleureux accueil gaspésien, Marie May et son équipe ont organisé vendredi soir un souper traditionnel régional concocté par des bénévoles de l'AFEAS locale. Le tout agrémenté de quelques bières et d'une soirée de danse agréable. Nous en garderons un souvenir impérissable. Maintenant que les derniers préparatifs sont terminés, c'est dans moins de deux heures que nous larguerons les amarres.
Enfin le Soleil s'est pointé le nez et nous espérons profiter des vents favorables pour nous mener à bon port. Nous prendrons entre 15 et 20 jours de traversée pour se rendre aux Açores en espérant que la tempête tropicale Bertha ne vienne pas trop contrarier nos plans.
Grâce à la collaboration du club de radioamateur de Sorel-Tracy, nous serons en mesure de communiquer avec vous régulièrement.
Allez, on lève les voiles!
À bientôt!
Marcel & cie
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Date : 8 juillet 2008
Heure : 11 h 43
Lieu : Rimouski |
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En direct du Kandace Rose voici le premier communiqué en date du 8 juillet qui relatera notre traversée.
Notre départ de Québec s'est fait en grande pompe et avec un degré d'émotion à fleur de peau en présence de la famille et d'amis venu nous saluer avant notre départ. Le Kandace Rose était à l'honneur ayant été choisi comme bateau phare devant sortir le premier de la marina pour coordonner la sortie des autres bateaux. Après le salut aux quelques centaines de personnes venus voir les équipages une dernière fois, nous avons levé les voiles en direction de Rivière-aux-Renards vers 19 h 30 le 6 juillet 2008 pour entreprendre la grande traversée ''le retour aux sources''.
Depuis notre départ, nous naviguons sans arrêt en faisant des changements de quart aux quatres heures. C'est tout un spectacle qui s'offre à nos yeux. Nous avons vu défiler l'île d'Orléans, Petite rivière St-François, le Manoir Richelieu, Rimouski, Matane pour ne nommer que ceux-là.
Nous avons eu bon vent la nuit dernière mais depuis très tôt ce matin c'est le calme plat étant obligé de naviguer au moteur. Dire que Matane est reconnue pour avoir un corridor de vent important produisant de l'énergie éolienne. Hé bien ce n'est pas ce matin qu'ils feront des profits avec la production d'électricité.
Pour le moment tout se passe bien, mais le vrai défi sera au départ de Rivière-aux-Renards le 12 juillet prochain ou nous prendrons le large en direction des Acores.
À bientôt!
L'équipage du Kandace Rose
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